Force calme

Comment devenir VRAIMENT LIBRE grâce à la rétention séminale

Pourquoi le sexe peut devenir un poids dans une relation longue et comment transcender son instinct sexuel sans le réprimer. Je partage mon expérience personnelle avec la rétention séminale, les tensions de couple qui en découlent, et pourquoi préserver son énergie vitale est essentiel pour la créativité et l'épanouissement personnel. Une réflexion sur la liberté véritable qui passe par le détachement du désir sexuel.

Durée : 15 minutes

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Transcription

Pour devenir un homme libre, il faut transcender son instinct sexuel. C'est valable aussi pour les femmes. Si elles veulent être vraiment libres, elles doivent aussi transcender leur instinct sexuel. Dans le titre, quand j'écris qu'il faudrait arrêter le sexe pour être vraiment libre, ce n'est pas complètement arrêter le sexe, mais c'est surtout se détacher du sexe.

Transcender, ça veut dire quoi ? C'est un mot qui n'est pas trop utilisé, donc il faut peut-être l'expliquer. Moi-même, jusqu'à dernièrement, je n'étais pas clair avec ce que ça voulait dire. Ma compréhension, ou ma définition, c'est que transcender, c'est aller au-delà d'une limitation. L'instinct sexuel est une limitation pour l'épanouissement de l'être humain. Transcender ne veut pas dire réprimer, même s'il y en a qui font peut-être ça, qui répriment leur instinct sexuel. Ma copine a cru pendant un temps que c'est ce que je faisais, et je n'étais pas trop au clair au début. J'étais un peu confus.

Ce qui arrive quand on est avec une femme, c'est qu'il y a une relation qui inclut le sexe, que ce soit une relation profonde ou juste basée sur le sexe. Mon expérience avec ma copine : ça fait plus de deux ans qu'on est ensemble. On est vraiment en harmonie et on évolue énormément tous les deux, grâce à l'un à l'autre et grâce à ce qu'on fait en dehors de notre couple. Je pense que c'est la force de notre couple d'avoir le courage de faire certaines choses en dehors de notre couple.

On évolue beaucoup tous les deux, surtout depuis le début de l'année 2024. J'enregistre cette vidéo en début juin 2024. C'était la première fois que j'étais dans une relation aussi longue avec une fille. J'ai 36 ans et c'est à 34 ans que j'ai entamé cette relation. Je n'avais jamais eu une relation qui a duré aussi longtemps. Avant ça, c'était il y a plus de 10 ans, avec une fille en Espagne. On s'était rencontrés à Malte et on avait une relation longue distance. Moi j'étais en Suisse et on se voyait tous les 3 mois peut-être. C'est un cas particulier que je ne compte pas vraiment parce que je ne l'ai pas vue fréquemment, cette première vraie copine.

Là, dans ma dernière relation, c'est la première fois que j'expérimente d'être aussi longtemps avec quelqu'un, de passer autant de temps avec quelqu'un. On cohabite depuis le début de cette année, donc ça fait à peu près 6 mois.

Comment j'ai vécu le sexe dans le cadre d'une relation durable ? Le sexe pour moi est vite devenu un poids. Je réalisais que je suis quelqu'un d'assez sensible et je me fatigue facilement. Je suis rapidement fatigué par les interactions sociales, même celles que j'adore. C'est mieux si je suis avec une seule personne à la fois, mais au bout du compte ça me stimule quand même assez vite. J'ai besoin de beaucoup de temps seul pour me recharger et me recentrer.

Je suis quelqu'un qui pense beaucoup. J'ai arrêté de surpenser, ou peut-être pas. Je pense que je suis toujours en train de beaucoup penser, mais c'est beaucoup moins des ruminations. Pendant longtemps c'était vraiment des ruminations, il y avait de tout. Je pense beaucoup, mais ce n'est pas un truc que je trouve négatif. J'ai besoin de processer des choses et j'ai besoin de beaucoup de temps seul. C'est aussi une grande caractéristique des personnes créatrices. Je n'ai pas l'impression qu'on peut vraiment choisir ça. Soit on a ce truc – même si tout le monde est créatif – mais pour certaines personnes, c'est vraiment une de leurs missions de vie de créer, simplement. Pour d'autres, ce sera peut-être d'avoir une famille.

Dans cette relation, c'est la première fois que j'expérimente le sexe de manière régulière. Je l'ai vite vécu comme un poids. J'ai réalisé que, comme je suis facilement fatigué par mes interactions sociales, y compris avec ma copine, cohabiter était un défi. Je me suis adapté et c'est un peu plus harmonieux maintenant, grâce à notre évolution respective et individuelle. On arrive vraiment à chacun avoir son espace. Mais je pense que pour moi, l'idéal c'est quand même d'habiter seul.

J'ai vécu le sexe comme un poids. C'était difficile. Je sentais une pression de sa part. Je réalisais que je n'avais pas souvent envie de faire l'amour. C'était fatiguant de se mettre dans le truc. Il faut faire plaisir à l'autre. J'adorais ça, mais c'était prenant en temps et en énergie. Vu qu'elle travaille – on travaille tous les deux, elle a un travail plus traditionnel en tant que salarié – les seuls moments où on pourrait faire ça, ce serait le soir ou le matin quand elle a congé ou les week-ends.

Moi, j'ai envie de préserver mon énergie. J'ai vraiment envie de préserver mon énergie. Je n'ai pas envie de commencer la journée avec le sexe où je vais avoir une perte d'énergie vitale. Le soir, je suis fatigué, donc je ne suis pas non plus dans les meilleures conditions pour ça. Je réalisais que si ça tenait qu'à moi, je ne faisais pas l'amour. Le problème, c'est que je continuais à alimenter l'instinct sexuel et c'était plus facile pour moi de me masturber et d'avoir des fantaisies de mon côté, à d'autres moments, quand j'étais seul. Évidemment, ça me rendait encore moins disponible pour le sexe avec ma copine. Mais surtout, c'était une énorme distraction. Je perdais beaucoup d'énergie, d'attention et de temps. C'était vraiment un problème.

Je suis en train d'improviser, mais je sais qu'il y a plein de trucs intéressants à dire. Je n'ai pas envie de me restreindre en préparant des vidéos parce qu'après ça prend trop de temps à les faire. Je préfère entrer dans le flow et improviser, enregistrer plusieurs vidéos à la suite, en me limitant à une durée d'idéalement 15 minutes, en tout cas pas plus que 20.

Pourquoi je parle de tout ça ? Au début, quand j'ai commencé à me détacher du sexe, je sentais la pression de ma copine qui me disait qu'elle voulait que ce soit spontané. Au début, j'essayais de lui dire : "Idéalement pour moi, il faudrait le faire une fois par semaine, pas plus, et dans ces moments-là." Elle trouvait que c'était trop restrictif. Je pense que c'est le propre des femmes : elles préfèrent la spontanéité. Elles aiment être surprises, vivre des émotions. Y compris le sexe, elles aiment quand ça arrive de manière surprenante, pas que ce soit programmé. Pas que ce soit un truc dans l'agenda. Pour certains mecs je pense que c'est idéal que ce soit dans l'agenda, mais ce n'est pas super sexy, pas très romantique.

Il y a une incompatibilité à ce niveau-là avec les femmes dans la manière de prévoir ou de ne pas prévoir le sexe. On a eu ce conflit, cette friction par rapport à ça.

Après, il y a eu le truc où je lui disais – avant même d'être dans l'idée de transcender complètement le désir sexuel et l'instinct sexuel – j'étais dans une démarche où j'aimerais ne pas toujours éjaculer pendant les rapports. J'étais un peu dans ce truc de tantra, même si j'avais acheté le livre de Mantak Chia, mais j'avais toujours eu de la résistance à pratiquer parce que je trouvais que ça me demandait trop de temps et d'énergie. Ça ne me semblait pas naturel, le fait de s'exciter mais de retenir l'excitation, de ne pas éjaculer, puis d'essayer d'avoir un orgasme sans éjaculer. Pour moi je trouve que c'est trop compliqué et je pense qu'il n'y a pas de bénéfice qui vaille le temps et l'énergie.

Le truc absurde, c'est qu'on overstimule, on surstimule notre système nerveux en faisant ça. En retenant l'excitation et l'éjaculation, en essayant d'avoir un orgasme sans éjaculation, c'est presque pire que d'éjaculer. Parce que quand on éjacule, au moins on a le release, on a le relâchement. On peut se relâcher et la stimulation redescend. Après on a envie de dormir. Si on ne fait pas ça, on conserve l'énergie, d'accord, puis Mantak Chia et ces gens-là nous disent : "Tu fais monter une énergie dans ta tête, tu la fais circuler dans ton corps." Mais finalement, c'est juste être surexcité après.

Pour moi, surtout parce que j'ai un système nerveux sensible de base, j'ai vraiment pas du tout besoin de stimulants. Le café ne me réussit pas. La nicotine non plus. Je ne prends pratiquement aucun stimulant, à part peut-être du maté en infusion où il y a un petit peu de caféine, mais c'est assez rare. J'essaie de voir si ça ne me fait pas d'effet indésirable. Sinon c'est des épices, des trucs qui ne sont pas vraiment des stimulants, qui donnent de l'énergie, comme les fruits, les toniques, qui sont des boissons où on ajoute simplement des petits ingrédients, comme des épices ou des grains de sel d'Himalaya. On peut faire des infusions froides. C'est un peu ma source d'énergie principale. Ce ne sont pas des stimulants à part entière.

Je suis en train de raconter plein de trucs, mais ça donne des indications sur les sujets qu'on va pouvoir aborder. Ce qui serait intéressant, c'est recevoir tes questions qui peuvent m'orienter sur des sujets en particulier, qui intéressent plus que d'autres.

Pour reprendre la relation : quand on amène à une fille, dans une relation, ce truc de rétention séminale... Le liquide séminal contient une énergie subtile qui est juste de l'énergie. Ce n'est pas dans le liquide lui-même, c'est subtil, ça ne peut pas se toucher. C'est l'énergie vitale tout simplement. Ce n'est pas pour rien qu'à travers une éjaculation on est capable de donner vie. Évidemment on a besoin de la femme qui joue aussi un rôle énorme, mais ce n'est pas pour rien qu'on a envie de dormir après l'éjaculation : c'est parce qu'on a donné vie en quelque sorte.

Ça n'a aucun sens – dans le sens de la nature, biologiquement – c'est vraiment du gaspillage d'éjaculer quand ce n'est pas pour la procréation. Mais c'est très dur, parce que l'instinct sexuel est extrêmement fort. Il fait partie de notre programmation biologique. On a été programmés biologiquement, naturellement, pour la survie de l'espèce. C'est pour ça que l'orgasme existe : pour nous attirer vers la femme, vers l'acte sexuel. Ça a été le trick de la nature pour s'assurer qu'on allait se reproduire.

Dans la relation, ma copine a voulu me faire croire que je réprimais ma sexualité au début. Moi je n'étais pas en accord avec ça parce que je n'avais pas vraiment l'impression que c'était le cas. Oui j'essayais de contrôler les choses, mais ça me semblait important parce que je voulais préserver mon énergie, et c'était très important.

Ce qui arrive avec la femme, c'est qu'elle risque, même inconsciemment, quand elle réalise que son homme se détache du sexe, de se dire : "Si il n'a plus besoin de sexe, comment je vais pouvoir le contrôler ?" Ce n'est pas de la manipulation malfaisante. C'est encore une fois la programmation biologique de la femme qui est programmée pour chercher, trouver et conserver la sécurité auprès des hommes qui vont pouvoir fournir la sécurité – dans l'idéal, fournir la sécurité matérielle, physique et émotionnelle.

Je pense que j'ai déjà dit pas mal de choses. Je vais m'arrêter là pour être dans les 15 minutes à peu près. Lâche des commentaires pour me dire ce que tu en penses. Quel sujet, dans tous les trucs que j'ai mentionnés, est-ce qui t'intéresse le plus ? De toute façon il y a plein de vidéos qui arrivent et tu peux checker les autres vidéos aussi.



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