Force calme

Comment j'ai guéri ma dépendance affective

J'ai vécu vingt ans de dépendance affective, incapable d'entrer en intimité malgré un besoin viscéral d'attention féminine. Cette carence affective, née d'un déséquilibre familial dans l'enfance, m'a handicapé jusqu'à mes 35 ans. Je partage ici mon parcours de guérison et ce qui m'a vraiment permis de me libérer de cette prison mentale.

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Transcription

Ce texte sera retravaillé. Pour l'instant, c'est une transcription de ma vidéo par l'IA Claude.

Les racines de la carence

J'ai guéri ma carence affective. Il a fallu que j'attende d'arriver à 34 ans. Cette carence s'est développée et est devenue une dépendance affective à partir de l'adolescence. J'ai vécu une vingtaine d'années où j'étais bridé, vraiment handicapé par cette dépendance. Je n'arrêtais pas de penser aux filles, j'avais besoin de contact, mais d'attention plus particulièrement. Et paradoxalement, malgré cette soif d'attention et d'énergie féminine, j'étais incapable d'entrer en relation intime.

L'origine de cette dépendance remonte à une carence affective, c'est-à-dire qu'on a manqué d'amour, de tendresse, d'affection de la part de nos parents. Ce qui m'est arrivé, et ce que je pense être souvent le cas, c'est qu'il y a un déséquilibre dans le couple des parents. Le père peut être totalement absent — physiquement ou émotionnellement. Même s'il s'occupe de l'aspect matériel, au niveau du soutien émotionnel et mental pour sa femme et ses enfants, il a un handicap. Généralement, c'est qu'il n'a pas reçu ça de son père non plus.

La mère, elle, est déséquilibrée. Face à ce déséquilibre entre énergie masculine et féminine dans le couple, elle est obligée de développer son côté masculin pour pallier ce manque. Il faut qu'elle fasse preuve de plus d'autorité parce que le père n'est pas capable de le faire, ou qu'il n'est simplement pas là. Puisqu'elle doit développer cette énergie masculine davantage, son énergie féminine baisse. Elle devient déséquilibrée, elle n'est pas épanouie, elle peut être stressée, anxieuse.

L'enfant grandit avec ce même déséquilibre en énergie masculine et féminine. On développe alors une certaine dépendance affective parce qu'on n'a pas eu ce socle d'affection dans l'enfance. On devient probablement quelqu'un qui a des tendances vers l'anxiété, peut-être la dépression aussi. C'était mon cas — pas spécialement dépressif, mais les épisodes dépressifs étaient souvent liés aux échecs avec les filles, au rejet.

Le rêve fusionnel

J'ai toujours en tête une sorte de rêve que j'ai fait quand j'avais à peu près quatre ans. Je me voyais allongé sur le corps d'une fille de ma classe, et on était sous le banc du vestiaire, à l'entrée de la classe. Quand tu as quatre ans, tu n'as pas encore ta sexualité développée, tu ne sais pas ce que c'est. Tu n'as peut-être même pas découvert l'autoplaisir. Mais il y avait ce truc. Pour moi, ça symbolise l'aspect fusionnel. J'avais envie, j'avais besoin de fusionner avec le féminin.

Dès que j'étais gamin, je me souviens que j'avais une attraction qui n'avait rien à voir avec la sexualité au début. Je n'avais pas de libido, je ne me faisais pas plaisir tout seul, je n'avais pas encore découvert ça, mais j'avais déjà cette attraction pour des jeunes filles — moi j'étais enfant, elles avaient peut-être dix ans de plus, ou étaient adultes. J'étais intrigué, attiré. Je pense que c'était vraiment parce que j'ai manqué de cette énergie féminine dans les toutes premières années de ma vie, où on est censé vivre un lien fusionnel avec notre mère, plein d'amour, d'affection, de tendresse.

Au lieu de ça, j'avais une mère relativement anxieuse, stressée, et un père absent. Je suis né en Italie, mes parents sont italiens mais se sont rencontrés en Suisse. Mon père voulait retourner en Italie. Il y a eu mes trois premières années de vie où je voyais mon père seulement pendant les vacances d'hiver et d'été, avant le rassemblement familial. Même après, à partir de trois ans, il y avait un manque d'implication dans la famille. Ma mère a compensé ce manque d'énergie masculine et de responsabilité. On a grandi dans un déséquilibre, avec une certaine anxiété, une peur qui aurait pu être transformée en confiance et en amour par l'équilibre dans le couple.

L'adolescence et l'incapacité à l'intimité

Au début de l'adolescence, la sexualité se développe, l'attraction aussi. Avec les hormones et la biologie qui nous pousse vers la reproduction, ça peut être un feu d'artifice et chambouler encore plus les ados fragiles et sensibles.

J'étais attiré, mais je n'étais pas du tout expressif. Tout était intériorisé. Je n'arrivais pas à exprimer mon attraction, mon intérêt pour les filles. Quand j'ai commencé à le faire, c'était maladroit. Je n'étais pas à l'aise, et du coup la fille n'était pas à l'aise non plus parce qu'elle sentait mon manque de confiance. Ça a fait que c'était impossible de créer des relations amoureuses.

Je passais quand même du temps avec des filles, des copines que je désirais parfois, mais je ne m'autorisais pas à exprimer ces choses, à entrer en relation, à faire preuve de vulnérabilité. J'ai eu des copines quand j'étais ado, mais j'ai fui ces relations très vite. En rétrospective, je réalise qu'il y avait une incapacité à avancer dans l'intimité, à entrer vraiment dedans. J'ai pu avoir les premiers contacts — se faire des smacks, couche-couche — mais je n'ai pas roulé de pelles à mes deux premières copines. Ça arrivait bien plus tard, avec ma première vraie copine, quand j'avais 22 ans.

Le schéma récurrent

Le schéma récurrent de cette dépendance affective, de mes 15 ans à un peu plus de 30 ans, c'était le suivant : je rencontrais une fille qui me plaisait et j'étais obnubilé. Ça me mettait mal à l'aise, j'avais des symptômes de stress du fait d'être en sa présence ou même dans l'anticipation de l'être. Tout ça faisait que j'étais incapable d'être à l'aise. Soit je n'exprimais rien, soit ça finissait par être exprimé maladroitement, et je finissais par être "rejeté" — mais ce n'était pas vraiment un rejet, c'est juste que je n'arrivais pas à la mettre à l'aise.

Je pense que quand on est ado, si un garçon est à l'aise lui-même, la personne en face est à l'aise aussi. À cet âge, on n'a pas besoin de se projeter, de penser à faire une famille. Le seul ingrédient, c'est de mettre l'autre à l'aise, de la faire rire, qu'elle se sente bien. Si j'avais été à l'aise et capable de mettre la fille à l'aise, j'aurais pu avoir toutes les filles que je voulais dans l'adolescence.

Mais je n'étais pas capable de faire ça. En plus, j'avais une croyance profonde — que j'ai conscientisée vers 27 ans — qu'aucune fille ne voudrait jamais de moi. Même si mes deux copines adolescentes m'avaient "validé" en quelque sorte, avec cette croyance inconsciente, c'était impossible d'entrer dans la vulnérabilité et l'intimité.

Le schéma était donc : je rencontre une fille qui me plaît, je tombe "amoureux" mais en fait je suis obsédé, je n'arrête pas de penser à elle, je ne suis pas bien. Le reste des choses dans ma vie perd de sa saveur, de son importance. Je suis vraiment obnubilé, donc je n'arrive pas à créer une relation. Après, il y a une sorte de dépression à cause de ce rejet. Et ce jusqu'à ce que je rencontre une autre fille.

À partir d'un moment donné, dès l'adolescence en fait, je finissais par sexualiser la fille qui à la base me plaisait. Mon analyse rétrospective, c'est que c'était une sorte de lot de consolation pour vivre virtuellement dans ma tête cette fusion avec elle, cette intimité physique. J'ai toujours eu tendance à avoir une libido assez forte, même si j'ai appris à la maîtriser grâce à l'abstinence et à la rétention séminale ces dernières années. Je pense que ça peut être très connecté à la carence affective, au manque de lien fusionnel avec le féminin quand on était enfant. Cette dépendance affective peut évoluer et devenir aussi une dépendance sexuelle, ou plutôt une sorte d'addiction.

DASA et l'anorexie affective

L'année passée, je me suis renseigné sur la dépendance affective. Il existe des groupes de paroles un peu partout qui s'appellent DASA — Dépendants Affectifs et/ou Sexuels Anonymes. C'est basé sur le processus en douze étapes qui vient des Alcooliques Anonymes.

J'ai découvert dans cette littérature le concept d'anorexie affective, qui est exactement ce que j'ai vécu : avoir vraiment envie et besoin de contact avec les personnes qui nous attirent au niveau affectif, mais être incapable d'y accéder. Se priver de ce dont on a vraiment besoin. On a besoin de vivre cet amour, cette tendresse, cette affection pour soigner cette carence, mais on s'en prive parce qu'on a la croyance que jamais personne ne voudra de nous de cette manière-là.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec une des idées de DASA : ils disent que cette dépendance affective n'est pas guérissable. Moi j'ai l'impression que j'ai guéri ça, que je l'ai soigné. Leur littérature dit qu'on peut arrêter l'évolution de cette "maladie", mais pas la guérir. Je ne suis pas d'accord.

J'ai participé trois fois à ces groupes, et j'ai trouvé qu'il y avait très peu de positivité. Il y avait des gens qui avaient l'air d'en être sortis, mais il y avait quand même une énergie basse. Si la majorité des gens qui vont à ces réunions sont encore dans leur dépendance et leur fonctionnement addictif, ça crée forcément un champ énergétique plutôt bas. S'ils partent avec l'idée que ce n'est pas guérissable, ça contribue peut-être à un certain abattement, à toujours s'identifier à cette identité de dépendant. Je trouve ça bizarre.

Ma guérison s'était déjà passée avant d'aller à ces réunions. J'avais remarqué un contraste entre mon énergie et celle des autres. Je trouvais le fonctionnement de ces réunions trop protocolaire et trop limité, sans assez d'espace pour vraiment évoluer. Ça peut être utile pour certaines personnes — ça dépend des groupes. Mais là où j'étais, à Genève, ce n'était pas idéal. J'ai quand même connecté avec un des plus jeunes participants, on s'est vus en dehors et c'était super chouette.

Comment j'ai guéri

La question la plus importante : comment j'ai guéri ? C'est via les femmes.

Il faut se dire que quand on a une carence affective, c'est comme si on avait une carence en vitamine D. Tu ne peux pas vivre en bonne santé sans apport en vitamine D. Il faut que tu ailles te procurer la substance en quantité suffisante, peut-être même en "surdosage" pour rééquilibrer la chimie dans ton corps. Quand on parle d'énergie, d'équilibre entre énergie féminine et masculine, ça joue probablement sur la chimie dans notre corps aussi, dans notre cerveau. On pourrait dire que c'est un équilibre chimique qu'on cherche.

Ma dernière relation — ma deuxième vraie relation — qui a duré deux ans, m'a vraiment guéri. On est toujours en lien d'ailleurs. Ça continue de nourrir cette relation. On s'est même rapprochés après notre séparation. On va continuer à collaborer, mais de différentes manières — des choses plus intuitives en live et en expérience présentielle avec les gens. Ça a été le point le plus important, capital de ma guérison.

Mais avant ça, il y a eu certaines choses qui se sont passées, que j'ai vécues, qui m'ont permis d'être prêt pour vivre cette relation. Quand j'avais 15 ans, j'étais incapable d'entrer en relation. Même si j'avais eu ces deux premières copines, j'ai fui ces relations très vite. Il a fallu qu'il y ait eu une évolution. Même si j'ai galéré pendant 20 ans, j'ai quand même eu ma première vraie copine quand j'avais 22 ans. Ça m'a apporté quelque chose, ça a contribué à ma guérison aussi. Mais après j'ai continué à galérer. Il y a eu plusieurs années où je n'ai pas eu de rapports intimes avec une fille après cette première relation. Il y a eu des gros trous.

Aujourd'hui — et c'est une preuve que j'ai guéri — ça ne me préoccupe pas de ne pas avoir d'intimité physique avec une fille. Ça va faire deux ans. Je n'ai aucune inquiétude, je ne suis pas en train de compter. Avant c'était ça, jusqu'au début de la trentaine. Je n'étais pas encore complètement guéri, j'avais encore quelques troubles, mais je ne me préoccupais plus de savoir quand était la dernière fois.

Je pourrais ne plus coucher avec une fille jusqu'à la fin de ma vie, ça ne me préoccupe pas du tout. Par contre, j'ai un rapport intime avec toujours mon ex-compagne. J'ai une ou deux autres amies avec qui je suis proche. Ça fait dix ans qu'on se connaît avec l'une d'elles. Ça me nourrit, ces liens. Dernièrement, j'ai rencontré d'autres filles grâce à mon ex-compagne, en lui rendant visite là où elle s'est installée. D'ailleurs je pense aller vivre au même endroit pour différentes raisons, y compris cette communauté que j'ai découverte — pas des gens qui vivent tous ensemble, mais dans la même ville ou région, avec un lien particulier et profond.

Je suis toujours nourri par les femmes. C'est ça qui me nourrit, tout simplement.

Le massage métamorphique

Un truc important qui m'a beaucoup nourri : j'ai fait du massage métamorphique. C'est une thérapie légère, avec aussi beaucoup de discussions. Apparemment ça travaille sur la mémoire cellulaire. Il y a une partie peut-être un peu ésotérique, mais il y a un aspect très concret : le fait d'être touché longtemps par une femme.

On reçoit l'attention, l'affection d'une femme, c'est de la tendresse, même si on ne se connaît pas et qu'il n'y a pas de connotation sexuelle. Il y a une écoute. Recevoir le toucher d'une femme pendant une heure et demie — elle a toujours les mains sur toi — c'est vraiment agréable, tout en étant superficiel. Il n'y a pas d'huile, on reste habillé. Mais c'est super agréable.

C'est un massage intuitif. Quand on fait une formation en massage métamorphique, il y a des choses protocolaires à apprendre, mais le massage en soi, l'expérience est intuitive. C'est la personne qui prodigue ce soin qui ressent les choses. Deux masseuses métamorphiques vont avoir des approches différentes, des gestes différents, un toucher différent.

Il y a vraiment eu un avant et un après massage métamorphique pour moi. J'ai eu une nouvelle énergie après, un truc de dingue. Il y avait un gros contraste parce que j'avais fait un burn-out. J'étais au plus bas de ma vie, donc l'effet a été encore plus fort. Quand on fait le cycle, on fait sept massages séparés — les six premiers sont espacés d'une à deux semaines, et le septième pratiquement un an après.

J'ai eu un nouvel élan. Je commençais à sortir du burn-out.

La dernière fois où le schéma s'est manifesté

Ensuite, à 31 ans, il y a eu une fille — la dernière fois où ce schéma s'est vraiment produit. Elle était bien plus jeune que moi, mais on s'était vraiment bien connectés. On avait beaucoup communiqué. Elle était en couple depuis 3 ans. On n'a pas pu aller plus loin. C'est sûr que je l'ai un peu idéalisée. Mais contrairement à toutes les autres expériences similaires, avec elle je sentais que… Elle m'a même dit, en gros, que si elle n'était pas en couple, il y a des chances qu'on aurait été ensemble. J'étais frustré de me dire qu'on aurait pu être ensemble. J'aurais vraiment voulu vivre ça.

Mais c'était peut-être moins fort. Ça m'empêchait moins de vivre que quand j'étais plus jeune. Je pouvais continuer à faire mes trucs, mais ça m'affectait quand même. J'avais quand même cette dépendance affective. J'étais frustré aussi parce qu'on ne se voyait pas souvent. J'aurais été content qu'on reste amis. Je pense qu'elle a peut-être voulu mettre de la distance à cause de ça, parce que je n'étais pas à l'aise, elle a senti ma dépendance.

Aujourd'hui, je ne suis plus en train d'idéaliser les filles comme ça. Dernièrement, il y a une fille que je viens de rencontrer qui me plaît, mais je ne suis pas obsédé comme avant. Je n'y pense pas toute la journée. Je sais que je vais la revoir. C'est complètement différent d'avant.

Il y a eu cet entre-deux avec cette dernière fille pour laquelle il y a eu ce schéma. Ça a duré. Je suis resté accroché quelques années. Au début, quand j'étais en relation avec mon ex-compagne, je lui en parlais. Elle savait de quoi je parlais parce qu'elle a vécu des schémas de dépendance aussi, différemment. Par exemple, elle a eu beaucoup de copains et est rarement restée célibataire. Son schéma de dépendance affective, c'était de passer d'un mec à l'autre. Elle avait de bonnes raisons de quitter les relations, mais elle ne voulait pas être seule.

Moi je pense que c'est important d'être seul, surtout entre les relations. De se créer un moment de solitude, de faire le deuil pleinement de la relation précédente. Après, peut-être que certaines personnes peuvent passer d'une relation à l'autre sans pause, mais faire quand même le deuil.

Faire ce qu'on aime

Comment guérir de cette dépendance affective ? C'est un manque d'amour. Tu as une carence en amour, en affection, en tendresse. Une manière de guérir — ça a fait partie de ma guérison et c'est ce qui m'a permis de rencontrer mon ex — c'est de faire ce que tu aimes.

J'ai fait ce que j'aime. À ce moment-là, c'était beaucoup de musique. J'ai fait beaucoup, beaucoup de musique. J'ai fini par faire, sans intellectualiser, de la musique assez sensuelle. Pas toujours. Mais de 2020 à 2023, la période où j'en ai fait vraiment le plus, il y avait un thème sensuel, léger aussi, dans ma musique, y compris dans les paroles. J'ai exprimé mon désir, mon attraction, mon besoin. Il y avait une certaine sensualité dans ma musique.

Je pense que j'ai naturellement — ce n'était vraiment pas conscientisé — je me suis juste laissé aller. C'est ça qui est venu. D'ailleurs, beaucoup de morceaux de cette époque-là, j'improvisais vocalement. Je n'écrivais pas forcément les paroles tout de suite. C'était l'expression de mon désir, mon attraction pour les femmes. Ça fait partie de ma guérison. J'ai pu exprimer ce désir, cette chose naturelle qu'il y avait en moi que je n'avais pas exprimé — en tout cas pas de cette manière. Pendant longtemps je ne l'avais pas exprimé du tout, puis ensuite de manière maladroite, sans être à l'aise, sans assumer, en ayant une gêne vis-à-vis de mon désir.

Dans la musique, j'ai pu m'autoriser à embrasser ça, cette libido aussi. C'est comme ça que j'ai rencontré mon ex-compagne, via une application qui met en relation des gens pour des projets musicaux. Ça fonctionne comme Tinder mais c'est axé sur la musique — pas fait pour des rencontres amoureuses, mais pour des rencontres musicales, collaboratives.

Mon ex a kiffé ma musique de cette époque-là qui était probablement sexy et attractive. On a connecté grâce à ça. Moi j'ai aimé sa musique aussi. Après on a même collaboré sur certains morceaux.

Le chemin de la guérison

Ce qui est important : fais ce que tu aimes. Que ce soit de la musique ou autre chose — du dessin, de la peinture, de la danse, du théâtre, faire des vidéos, des films. Fais ce que tu aimes et partage ça. Parce qu'en faisant ce que tu aimes, tu crées de l'amour. Tu donnes de l'amour qui est déjà en toi. À un moment donné — ne le fais pas pour cette raison — mais l'effet naturel c'est que ça va attirer vers toi de l'amour. Tu vas recevoir de l'amour. Que ce soit des gens qui vont simplement apprécier ton art, mais peut-être aussi des rencontres, amoureuses ou pas.

Il faut aussi se dire une chose : il ne faut pas cantonner l'affection, la tendresse, l'amour à l'acte sexuel. Ils peuvent être mêlés, mais aujourd'hui beaucoup de gens ont une vie sexuelle sans cette dimension vraiment fusionnelle, affective. C'est plus basé sur l'excitation, la dopamine, les parties du corps et l'orgasme. Alors qu'à la base, le sexe c'est aussi le côté fusion avec la polarité opposée et permettre un certain équilibre énergétique.

Donc c'est important. Tu fais ce que tu aimes. Tu partages. Tu le mets en ligne, tu fais des expos, tu partages autour de toi, même juste en privé à des amis par le bouche à oreille. Des prestations en public si tu veux. Tu rejoins des cours, des soirées, des événements de danse. Ecstatic dance, danse libre. Tu fais ce que tu aimes et tu partages ça.

Tu peux aussi aller te faire masser, recevoir des massages de femmes. Normaux ou pourquoi pas érotiques. Je te suggère de tester les deux, selon ce que tu as envie. Mais tu n'as pas forcément besoin du côté érotique. Si c'est une masseuse traditionnelle, peut-être c'est le mieux si tu n'es pas attiré par elle. Parce que tu as juste besoin de recevoir son énergie, le toucher. Ça peut te perturber si tu es attiré — tu pourrais te dire qu'elle te plaît et avoir envie de l'inviter. Tu seras beaucoup plus détendu si tu n'as pas d'attraction pour ta masseuse. Comme ça tu vas vraiment recevoir le massage, le toucher, sans ambiguïté ni pression mentale.

Mais après tu peux faire les deux. Tu peux aussi recevoir des massages érotiques. Ça peut être super agréable et guérisseur aussi. Peut-être fais une recherche sur les massages métamorphiques s'il y a quelqu'un dans le coin qui fait ça vers chez toi. Ça peut être vraiment un bon apport pour cette guérison.


Si tu souffres de dépendance affective et/ou sexuelle, sache que j'offre des accompagnements, des consultations privées, potentiellement aussi des petits groupes d'écoute et de paroles avec une approche thérapeutique.